Certains sont satisfaits que le gouvernement ait demandé au Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) de tenir des audiences publiques sur le gaz de schiste pour calmer les craintes des citoyens, mais certains élus sont déçus de ne pas en faire partie.
Dimanche dernier, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau et le nouveau ministre de l'environnement, Pierre Arcand ont annoncé que le BAPE allait procéder à des consultations sur l'impact du gaz de schiste dans les régions de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de Chaudières-Appalaches.
En entrevue, Martine Ouellet, députée de Vachon et nouvellement responsable du Développement durable, de l'environnement, des Parcs et de l'eau pour le Parti Québécois, a affirmé que l'initiative vient d'une demande que le PQ a faite au gouvernement.
L'Union des producteurs agricoles (UPA) salue cette initiative. Il souligne que la population se questionne entre autres sur l'impact environnemental que peut avoir cette exploitation. Par voie de communiqué, le président général de l'UPA, Christian Lacasse, affirme que « plus on aura de l'information, plus les québécois seront en mesure de faire un choix éclairé ».
Mme Ouellet est du même avis. Elle soutient qu' « actuellement nous n'avons pas toute l'information nécessaire sur le sujet. Ce qui donne lieu de s'inquiéter sur l'impact que peut avoir un tel projet. Le BAPE doit rassurer la population concernant les risques reliés au dossier ».
Déceptions
Plusieurs députés du Parti Québécois de la Montérégie se sont dits déçu d'avoir été exclus par la ministre Normandeau du comité de liaison.
Les députés de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, de Richelieu, Sylvain Simard, de Verchères, Stéphane Bergeron, de Borduas, Pierre Curzi, de Chambly, Bertrand St-Arnaud et de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, réclament une place au sein de ce comité.
Ils affirment que ce sont eux les mieux placés puisque la population les a choisis pour les représenter. Il serait donc naturel qu'ils les représentent aussi dans ce dossier.
Par ailleurs, la députée de Vachon avance que le mandat du BAPE est seulement d'ordre d'encadrement d'industrie. Elle croit que « ce ne sera peut-être pas suffisant, le mandat devrait être plus large. Une évaluation aux niveaux environnemental, social et économique doit être effectuée pour que ce soit un vrai projet de développement durable. Si le mandat est trop restreint, les citoyens ne pourront pas être informés convenablement».
CONDITIONS ACTUELLES : Dégagé 1 °C Humidité 59% Vents 11km/h Pour plus de détail ...