Le PML à l’heure des choix - Maurice Giroux - 17 janvier 2012
La machine à rumeurs s’est emballée dans le
petit monde la politique municipale de Longueuil à la suite de la démission-surprise
du Parti municipal Longueuil (PML) de la conseillère Johane Fontaine-Deshaies
qui siègera désormais comme indépendante.
Le chef de l’opposition Gilles Grégoire a
réagi en affirmant que l’objectif de son ex-conseillère était de devenir
mairesse de Longueuil, ce qui annoncerait une possible scission au sein des
troupes du Parti municipal de Longueuil créé en 1978.
Dans le pire des scénarios pour les
militants de ce parti, il y aurait donc trois candidats à la mairie aux
élections municipales de novembre 2003 et la division des votes assurerait la
réélection facile, sinon un balayage, en faveur de la mairesse Caroline
St-Hilaire.
Un tel déséquilibre des forces en présence
n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour la démocratie municipale,
comme on a pu le constater durant les années de la fusion sous la gouverne du
maire Jacques Olivier (2001-2005) et durant les années du maire Claude Gladu
(2006-2010).
En toile de fond du débat interne qui
secouera certainement le PML au cours des prochains mois se trouve la réforme
de la carte électorale qui réduira de 26 à 15 le nombre de conseillers
municipaux. Il suffirait alors qu’un parti politique récolte 8 sièges sur 15
pour détenir la majorité des conseillers, le vote du maire élu devenant
primordial.
Sans entrer dans les détails, la
conseillère Johane Fontaine-Deshaies a laissé entendre qu’elle favorisait une
coalition de candidats indépendants pour réussir à gagner huit sièges.
De son côté, M. Grégoire fait valoir que la
nouvelle carte électorale aura un impact certain sur les budgets de recherche
attribués à chacun des conseillers.
Au-delà de ces considérations terre-à-terre,
le PML ou ce qui en restera après d’autres départs prévisibles d’ici l’an
prochain, devra surtout se prononcer sur son appellation et sur sa mission, c'est-à-dire
un nouveau branding.
Un rapide coup d’œil sur son rapport
financier pour l’année 2010 indique des contributions de seulement 45 250 dollars
et un membership de 68 personnes, comparativement à 123 140 dollars et 139
membres durant l’année électorale 2009*.
Les revenus en frais de recherche et
secrétariat payés par la Ville
ont chuté de 259 141dollars à 168 437 dollars, à peine de quoi
financer la location d’un bureau et l’embauche d’une ressource permanente.
Selon l’adage, deux ans constituent une
éternité en politique. Mais dans le cas du PML, l’urgence d’agir pourrait entraîner
des choix déchirants.
*Par
comparaison, Action Longueuil en 2010
a recueilli 65 885 dollars et reçu 188 adhésions.
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